Résilience

Je ne sais pas s’il y aura un jour d’après

Mais sur un plan personnel, je constate d’ores et déjà certains effets secondaires du confinement : je me suis surpris ce matin à faire la conversation à un pommier !

C’était auprès d’un chêne que Brassens vivait heureux. Mais mon pommier, ce n’est pas rien non plus !

Il nous avait été offert il y a quelques années par des amis très chers. Je l’avais alors planté sur un sol sablonneux, de ceux qu’on trouve ici dans la Drôme, et qui plait tant aux asperges, et surtout aux truffes.

Mais pas trop aux pommiers ! En janvier dernier, j’ai dû constater sa mort clinique : plus aucun système racinaire.

A tout hasard, je l’ai replanté, comme on le fait d’un piquet, dans un autre endroit du jardin, un coin recouvert d’une sorte de tourbe blonde, d’une texture fibreuse. Probablement peu de minéraux et une faible densité, mais une importante capacité de rétention d’eau…une vraie éponge végétale !

Son chêne, Brassens regrettait de l’avoir quitté des yeux.

Mais notre petit pommier semble avoir aimé sa quasi-solitude confinée : au milieu des branches desséchées, il est couvert de jolies feuilles vertes, démontrant la formidable résilience des systèmes végétaux.

Demain, 11 juin, aurait dû s’ouvrir à Marseille le congrès mondial de l’International Union for Conservation of Nature (IUCN). Pour des raisons qu’on comprendra aisément, l’IUCN et le gouvernement français l’organiseront du 7 au 15 janvier 2021.

Rendez-vous à Marseille à ce moment-là ?

Et je vous donnerai des nouvelles de mon pommier !


Iconographie : Pommier résilient, Drôme, France (collection personnelle


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