Wiener Melange

Si vous demandez à Wikipedia ce qu’est un « Wiener Melange » , il saura vous le définir très précisément en japonais, en arabe, et dans la plupart des langues européennes, jusqu’à l’aragonais ! Mais étrangement, il n’existe pas de version en français de l’article : c’est très intriguant, mais cela me permet au fond de décrire le mien bien librement …

Je lui avais dit vouloir sortir de Sissi et de Stefan Zweig ( deux posts, déjà anciens, mais qui n’ont pas trop vieilli : « Relire Zweig » et « Le courage n’est jamais perdu » )

Le programme suggéré dans son mail en réponse était aussi délicieux – et roboratif – qu’un gouter au Café Sacher !

L’idée que je préférais était de sortir de Vienne : « le tram 38 va jusqu’à Grinzing (terminus) et ensuite il faut marcher vers le Grinzinger Steig pour arriver au milieu des vignes » . Mais pour le coup, difficile de concilier juste avant de reprendre l’avion, après une conférence de l’Eurofi si chargée en rendez-vous et échanges de toutes sortes.

Il y avait aussi une liste étonnante de cafés viennois à découvrir. « Surtout bons pour boire quelque chose et lire les journaux du monde entier dans une belle ambiance authentique ou pour prendre le petit déjeuner mais moins pour vraiment manger, quoique les repas y soient très peu couteux » m’avait-elle écrit : Kleines Café, Cafés Prückel, Jelinek (« très bon pour les petits déjeuners copieux, avec des vieux fauteuils en velours vert »), Sperl (« avec les vieux billards »), Braeunerhof (« le café préféré de Thomas Bernhard »), Hawelka …

Ma (re)découverte de Vienne a finalement été bien courte, avec la dégustation d ‘un « Wiener Melange » et d’un « Topfenstrudel » au café Prückel, à 3 mns à pied de la conférence … Situé sur le ring, un grand café aux couleurs claires où le temps semble s’être arrêté au début des années 50. Tout respire ici la tradition : les gâteaux à la crème et à la graine de pavot, les serveurs endimanchés, les sièges d’une autre époque, les réservations des tables … et en fait de « journaux du monde entier », des journaux exclusivement en langue allemande (il faut vraiment que je m’y remette !).

Il ne faut pas être trop pressé d’être servi en revanche : Vienne semble faite pour l’éternité …

A 15 mns à pied, j’ai ensuite rejoint l’Albertina, juste à coté du Burggarten et de sa serre aux papillons (« Schmetterlinghaus ») … j’ai reconnu cet endroit, où j’étais passé en coup de vent il y a deux ans, de retour de Bratislava.

L’Albertina, dans le cœur historique de Vienne, ancienne résidence des Habsbourg devenue musée. Au sous sol, une collection d’art contemporain étonnante, au premier étage, une belle collection de dessins de Dürer, Klimt, Schiele … puis au second, une explosion de couleurs, avec la collection permanente « De Monet à Picasso », un voyage qui vous emmène de l’impressionnisme et du fauvisme français aux œuvres d’artistes expressionnistes et à l’avant-garde russe, en passant par de nombreux chefs-d’œuvre de Picasso, Kiefer et Lassnig. Ce musée abrite toutes les idées artistiques pionnières de l’ère moderne et actuelle !

Je ne dénoncerai personne, mais je n’étais pas le seul participant à décompresser de l’Eurofi pour cette trop courte escapade. Si vous avez prolongé par un week-end perso, vous êtes encore plus chanceux.

Et merci à l’authentique viennoise qui m’a concocté ce petit programme !


Iconographie : l’entrée du café Prückel, « le préféré de la bande du Louvre » m’avait-elle écrit, © collection personnelle


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